Neosens: des microcapteurs pour traquer la pollution

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28/02/2002 - L'usine Nouvelle
La start-up toulousaine a mis au point une nouvelle génération de capteurs chimiques.
C'est dans la foulée d'une thèse effectuée au Laas- CNRS sur les microsystèmes en tant que " chercheur salarié " au sein de la société Elta (filiale électronique de Techni-catom) que Laurent Auret a décidé de valoriser ses travaux de recherche sur le développement de nouveaux capteurs chimiques dédiés à la surveillance de l'environnement.
Avec la double bénédiction d'Elta et du Laas-CNRS, fort d'un premier prix au Concours régional de l'innovation en décembre 2000 et d'un prix spécial thésard au troisième Concours national de la création d'entreprise, le jeune chercheur décide de créer NéoSens en juin 2001. Après quelques mois d'accompagnement au sein de l'incubateur Midi-Pyrénées, la société vient de s'installer à la pépinière d'entreprises Prologue, à Labège, dans l'agglomération toulousaine.
Aujourd'hui, NéoSens propose son premier produit, un capteur d'oxygène dissous dédié à la surveillance de la qualité des eaux de rivières et de plans d'eau. " Ce capteur offre une solution simple d'utilisation, avec une maintenance particulièrement allégée. L'intégration du système sur une puce en silicium permet en outre de diviser par deux le coût de notre capteur par rapport aux sondes actuellement disponibles sur le marché ", souligne Laurent Auret, P-DG.
L'argument a séduit. Une présérie de dix capteurs MDO2 est actuellement en tests in situ chez des clients pilotes, dont le Cesac (Centre d'études des systèmes aquatiques continentaux) à Toulouse et le laboratoire d'ingénierie des procédés de l'environnement de l'Insa Toulouse. La production en série, qui débutera à la fin du premier semestre 2002, devrait permettre à la jeune société de réaliser un chiffre d'affaires de 1,75 million d'euros d'ici à trois ans.
De la surveillance des eaux à celle des rejets industriels Parallèlement, Laurent Auret travaille déjà sur d'autres produits. " Notre stratégie est de développer des systèmes simples, intégrant à chaque fois un composant dédié à une seule fonction ", insiste-t-il. D'ici à la fin de l'année 2002, la PMI devrait ainsi sortir un nouveau capteur. Toujours destiné à la surveillance de la qualité des eaux, il est cette fois dédié à l'analyse de la conductivité. A plus long terme, NéoSens s'intéresse au développement de capteurs physico-chimiques permettant la surveillance de certains paramètres dans les rejets aqueux industriels. De notre correspondante, Marina Angel
L'innovation Associer des microsystèmes à l'instrumentation physico-chimique pour développer une nouvelle génération de capteurs. L'entreprise Création : juin 2001. SA au capital de 85 095 euros, avec la participation de la société Elta (14 %) et d'un groupe de chercheurs du Laas-CNRS (4,5 %). Effectifs : 3 personnes (10 d'ici à trois ans). Localisation : Labège (Haute-Garonne).
Marina Angel
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